BHUJANGASANA : le serpent

 

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…Devant Patanjali, incarnation d’Adisesa, blanc de couleur et aux mille visages radieux, sous la forme du serpent divin Ananta, a forme humaine sous les épaules, portant le glaive de la discrimination, une roue de feu symbolisant l’éternité, et la conque représentant le son divin, je me prosterne. Aum

Technique :

S’allonger sur le ventre.
Faire corps avec la terre, pareil au serpent, en capter l’énergie.
Étirer les jambes à partir du centre de gravité du corps, dynamiser les rotules sans bloquer l’articulation des genoux. Les gros orteils se touchent et s’épousent.
Allonger la colonne de façon nuancée.
Placer les mains : selon la souplesse les mains se trouvent plus ou moins en arrière de la ligne des épaules.
Les coudes sont dirigés vers l’arrière et poussent dans les mains. Maintenir l’appui du bord interne des mains.

Prendre la posture :

Tout en étirant les jambes, tirer le coccyx vers le pubis tout en ouvrant le pli des aines.
A partir de cet ancrage, sentir un étirement, un frémissement tout le long de la colonne, maintenir l’étirement de la colonne, et en expirant, dérouler les épaules tout en poussant les coudes dans les mains, de façon à relever le buste en imaginant que le dos épouse une courbe.

Garder la tête dans le prolongement de la colonne vertébrale.

yoga fiche posturale détaillée de Bhujangasana le serpend
La posture rayonne à partir du cœur.

Quitter la posture :

Revenir lentement en étirant le dos.
Refaire corps avec la terre, poser une joue, s’abandonner.

 

Les effets :

Cette posture nous ouvre à la vie à partir de l’expansion de la cage thoracique et d’un bon ancrage dans la terre du bassin.

 

Réflexions :

Dans la prise de la posture, veiller à ne pas entrer dans la posture à partir de la nuque.
Maintenir le contact du pubis avec le sol.

Conscience du squelette : valable pour tous les asanas.

Dans cet asana, on peut conscientiser la spirale de chaque jambe, ce qui en optimisera l’étirement.
Donner l’information d’une légère rotation externe en haut de la cuisse et d’une rotation interne vers la malléole interne. Cette information correspond à la torsion du corps du fémur et du tibia.

 

Conscience de la musculature profonde :

Tout le long de la colonne vertébrale, il y a des petits muscles « sentinelles ».
Chez la plupart d’entre nous cette musculature est sous employée.
Plus on utilise cette musculature moins on a besoin de force dans les bras.
Dans cet asana, c’est, en particulier, la traction du coccyx vers le pubis et l’allongement nuancé de toute la colonne qui permet de ne pas étouffer cette musculature profonde sous les grandes nappes musculaires de surface.

 

Un point sait tout :

Il est lieux de notre corps qui sont des chambres acoustiques. On peut lors de la pratique d’une posture amener notre conscience au niveau de certains de ces lieux, y respirer.
Dans bhujangasana, on peut aller visiter la zone du pli de l’aine.
Le point Qi Chong situé sur le bord supérieur de l’os du pubis à deux largeurs de pouce de la ligne médiane. C’est le 30 point sur le méridien de l’estomac.
L’ouverture harmonieuse de cette zone du pli de l’aine est très travaillée dans la sagesse chinoise pour la construction d’un corps non violent.
Observer combien la traction du coccyx vers le pubis facilite l’ouverture de ce lieu.

Par Yvon et Catherine, pour Santé Yoga.

 

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